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ESAMI DI STATO 2011/ Maturità, seconda prova, liceo linguistico, tema di lingua straniera inglese, spagnolo e francese, le tracce ufficiali

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ESAME DI STATO 2011 LICEO LINGUISTICO - I candidati del liceo linguistico avevano da scegliere fra varie opzioni. Tre brevi saggi erano però identici per ogni tipo di lingua straniera. A seguire poi ogni lingua aveva dei testi e dei quiz da risolvere, unici per ogni lingua straniera. Di seguito riportiamo le tracce ufficiali valide per gli esami di inglese, francese e spagnolo-

PROVE VALIDE PER TUTTE LE LINGUE:


I
La lettura di opere e brani letterari affina nel tempo i nostri gusti personali e ci orienta verso libri e temi a noi prediletti. Facendo riferimento alla produzione letteraria in una delle lingue straniere da te studiate, individua alcune opere o testi letterari che hanno incontrato il tuo gusto e altri che hai amato di meno e motiva la tua scelta.
II
Eurostat, l’ufficio europeo di statistica, ha di recente rilevato che il tasso di occupazione femminile in Italia è tra i più bassi d’Europa e che la percentuale scende notevolmente nel caso di donne con uno o più figli. Rifletti sull’argomento ed illustra alcune misure sociali ed economiche che potrebbero facilitare l’inserimento delle donne nel mondo del lavoro.
III
L'incidente alla centrale nucleare di Fukushima in Giappone, causato dal terribile terremoto, mette in luce quanto gli eventi esterni siano incontrollabili e possano determinare disastri imprevedibili. Rifletti sull’argomento ed esprimi le tue opinioni a riguardo dell’energia nucleare e delle energie rinnovabili.

TESTO LETTERARIO – LINGUA FRANCESE
(comprensione e produzione in lingua straniera)
Le rocher de Tanios
Demeurent, en tout cas, bien des zones d'ombre que le temps n'a fait qu' épaissir. Et d'abord celle-ci: pourquoi Tanios, après être sorti du village en compagnie du muletier, était-il revenu s'asseoir sur ce rocher? On peut imaginer qu'à l'issue de sa conversation avec Nader, qui l'aurait une fois de plus exhorté a quitter sa Montagne, le jeune homme hésitait. On pourrait même énumérer les raisons qui avaient pu l'inciter à partir et celles, au contraire, qui auraient dû le retenir ... A quoi bon? Ce n'est pas ainsi que se prend la décision de partir. On n'évalue pas, on n'aligne pas inconvénients et avantages. D'un instant a l'autre, on bascule. Vers une autre vie, vers une autre mort. Vers la gloire ou l'oubli. Qui dira jamais à la suite de quel regard, de quelle parole, de quel ricanement, un homme se découvre soudain étranger au milieu des siens? Pour que naisse en lui cette urgence de s'éloigner, ou de disparaître.
Sur les pas invisibles de Tanios, que d'hommes sont partis du village depuis. Pour les mêmes raisons? Par la même impulsion, plutôt, et sous la même poussée. Ma Montagne est ainsi. Attachement au sol et aspiration au départ. Lieu de refuge, lieu de passage. Terre du lait et du miel et du sang. Ni paradis ni enfer. Purgatoire.
A ce point de mes tâtonnements, j'avais un peu oublié le trouble de Tanios, devant mon propre trouble. N'avais-je pas cherché, par-delà la légende, la vérité? Quand j'avais cru atteindre le cœur de la vérité, il était fait de légende. J'en étais même arrivé à me dire qu'il y avait peut-être, après tout, quelque sortilège attaché au rocher de Tanios. Lorsqu'il était revenu s'y asseoir, ce n' était pas dans le but de réfléchir, me dis-je, ni de peser le pour et le contre. C'est de tout autre chose qu'il ressentait le besoin. La méditation? La contemplation? Plus que cela, la décantation de l'âme. Et il savait d'instinct qu'en montant s'asseoir sur ce trône de pierre, en s'abandonnant à l'influence du site, son sort se trouverait scellé.
Je comprenais à présent qu' on m' eût interdit d' escalader ce rocher. Mais, justement, parce que je l'avais compris, parce que je m'étais laissé persuader - contre ma raison - que les superstitions, les méfiances, n'étaient pas infondées, la tentation était d'autant plus forte de braver l'interdit. Etais-je encore lié par le serment que j'avais fait? Tant de choses s'étaient passées; le village avait connu, depuis l'époque pas si lointaine de mon grand-père, tant de déchirements, de destructions, tant de meurtrissures, qu'un jour je finis par céder. Je murmurai pardon a tous les ancêtres et, a mon tour, je montai m'asseoir sur ce rocher. Par quels mots décrire mon sentiment, mon état?
Apesanteur du temps, apesanteur du coeur et de l'intelligence. Derrière mon épaule, la montagne proche. A mes pieds la vallée d'où monteraient a la tombée du jour les hurlements familiers des chacals. Et là-bas, au loin, je voyais la mer, mon étroite parcelle de mer, étroite et longue vers l'horizon comme une route.
Amin Maalouf, «Le rocher de Tanios», (1993), Grasset & Fasquelle.





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