BENVENUTO   |   Login   |   Registrati   |
Imposta Come Homepage   |   Ricerca Avanzata  CERCA  

Maturità 2014/ Svolgimento Francese, seconda prova linguistico: di Isabelle Reyherme e i commenti (Esami di Stato, oggi 19 giugno 2014)

Pubblicazione: - Ultimo aggiornamento:

Foto: InfoPhoto  Foto: InfoPhoto

Texte littéraire: Albert Camus, Le premier homme, Gallimard, 1994

Compréhension:

1. Pour la grand-mère, la pluie d’automne et le départ de Jacques pour reprendre l’école marquent la fin de l’été. C’est pour elle un double soulagement, car la chaleur l’énerve, tout autant que l’inactivité et l’impatience de Jacques (« les piétinements d’ennui ») pendant ses vacances à la maison. 

2. La grand-mère ne comprend pas l’intérêt des vacances d’été car elle-même n’en a jamais eu (« Je n’ai jamais eu de vacances, moi ») et cela lui semble une perte de temps  de ne pas travailler (« ces trois mois perdus »). 

3. La grand-mère veut que Jacques travaille pendant l’été pour gagner de l’argent pour la famille et ne pas rester inactif (« Tu vas […] rapporter un peu d’argent à la maison » et « Tu ne peux pas rester sans rien faire »). 

4. Jacques ne trouve pas qu’il manque d’occupations, entre ses loisirs (« les baignades, les expéditions à Kouba, le sport, le vadrouillage dans les rues de Belcourt et les lectures… ») et les services rendus à la maison (« les courses […] et les petits travaux que lui commandait sa grand-mère »). 

5. La phrase « Cette situation gratuite brillait pour elle de tous les feux de l’enfer » signifie que, pour la grand-mère, le fait de ne pas gagner d’argent (« situation gratuite ») alors qu’on pourrait le faire est un mal, une sorte de péché (« les feux de l’enfer ») qui risque de nuire à Jacques. 

6. La grand-mère se renseigne sur les offres d’emploi à travers la lecture des petites annonces de la presse que lui fait la crémière (car la grand-mère ne sait pas lire). 

7. Il n’est pas facile pour Jacques de trouver un emploi, car les postes proposés exigent des candidats d’au-moins quinze ans, alors que Jacques n’en a que treize (« pas très grand pour ses treize ans »). D’autre part, on recherche des employés fixes, tandis que Jacques ne peut travailler que pendant deux mois. (« Les premiers […] le trouvèrent trop jeune ou refusèrent tout net d’engager un employé pour deux mois »). 

8. La grand-mère de Jacques lui conseille de mentir en disant qu’il compte rester définitivement dans le poste même si ce n’est en réalité que pour deux mois. (« Il n’y a qu’à dire que tu resteras […]. – Mais c’est pas vrai. – Ca ne fait rien. Ils te croiront »). 

Production : 

1. Ce texte raconte les étés de Jacques, jeune collégien ou lycéen qui vit chez sa grand-mère à Alger. Sa grand-mère, qui n’a jamais eu de vacances, ne comprend pas que l’on puisse rester deux mois inactif. Jacques ne manque pas d’occupations sportives, de promenades et de lectures, ainsi qu’au service de la famille. Mais pour la grand-mère, seules valent les activités qui rapportent de l’argent. C’est pourquoi, lorsqu’il a treize ans, elle décide de lui trouver un emploi estival, quitte à mentir à ses employeurs sur la durée du travail. 

 

Texte d’actualité : L’amitié à l’épreuve de Facebook (F. Joignot, « Le Monde », 4 janvier 2014)

Compréhension:

1. A. Comte-Sponville a supprimé sa page Facebook lorsque trois inconnus lui ont demandé d’être leur ami car, selon lui, une amitié ne peut se vivre qu’avec un petit nombre de personnes (« L’amitié [ne peut être] partagée avec des dizaines de personnes »). 

2. Les amitiés sur internet sont superficielles pour Comte-Sponville, car on ne peut avoir qu’un petit nombre de vrais amis. (« Une réelle amitié ne peut se répandre indéfiniment »). 

3. Pour construire une amitié, il faut à la fois de la confiance, de la sincérité et de l’intimité, mais aussi du temps pour pouvoir être ensemble et partager de bons moments. 

4. Pour Comte-Sponville, un écran ne peut pas remplacer des amis réels (« Mieux vaut avoir quelques amis réels que des centaines d’amis virtuels »), même si « Il vaut (…) mieux avoir des amis virtuels que pas d’amis ». Cependant, pour Serge Tisseron, l’amitié virtuelle vaut l’amitié réelle (« Les chats en ligne sont tout à fait réels »). 

5. Pour les jeunes générations, Facebook permet aux jeunes de « mener une vie parallèle et collective », et a ainsi transformé la traditionnelle crise d’adolescence. 

6. D’après Serge Tisseron, les jeunes se créent une « nouvelle famille » par leur communauté d’amis sur les réseaux sociaux. 

7. Selon Serge Tisseron ou Stéphane Vial, il n’est plus juste d’opposer virtuel et réel car cette opposition « serait dépassée » aujourd’hui, c’est-à-dire qu’elle ne serait plus d’actualité. 

8. Le texte se termine par la question de Stéphane Vial : « Pourquoi se rencontrer par hasard dans un bar, comme avant, sans passer par internet, serait-il la seule manière d’établir une relation vraie ? ». Il veut dire qu’autrefois, avant les réseaux sociaux, les amitiés naissaient au hasard des rencontres, par exemple dans un bar. Ce n’est pas parce qu’elles naissent aujourd’hui sur internet qu’elles sont moins authentiques. 

Production

1. Ce texte oppose le point de vue de différents experts sur les amitiés développées sur Facebook. Pour le philosophe André Comte-Sponville, les amitiés virtuelles ne peuvent avoir la même qualité que les amitiés réelles, en raison du nombre important de contacts sur les réseaux sociaux, qui rend nécessairement les relations superficielles. Pour le psychiatre Serge Tisseron, au contraire, les jeunes se créent à travers ces supports une nouvelle famille tout à fait bénéfique. Stéphane Vial, essayiste, considère que les amitiés nées sur internet sont tout aussi authentiques que celles qui naissaient auparavant au hasard des rencontres. 



< PAG. PREC.   PAG. SUCC. >