Maturità 2014/ Svolgimento Francese, seconda prova linguistico: di Isabelle Reyherme e i commenti (Esami di Stato, oggi 19 giugno 2014)

- La Redazione

Ecco le soluzioni alla seconda prova di Maturità per i licei linguistici, nella lingua francese: lo svolgimento di Isabelle Reyherme per Ilsussidiario.net, insegnante e traduttrice francese.

scuola_studente_esame4R400
Versione di Greco, Maturità 2016 (Infophoto)

Step by step. Il tema è andato, e ora anche la seconda prova. Per i maturandi dei licei linguistici niente matematica o greco, pasta per gli scientifici e i classici, bensì le lingue straniere: inglese, francese, spagnolo, tedesco. Per quanto concerne coloro che questa mattina, a partire dalle 8.30, si sono trovati innanzi il foglio di francese, scegliendo di eseguire proprio le richieste per quella lingua, ecco i commenti del post che si leggono su Twitter, terreno fertile per esternare i propri stati d’animo: “Seconda prova #francese: andata anche questa”, “E anche la #SecondaProva è andata. Scelto #Francese: l’amicizia ai tempi di #Facebook. Il Ministero sa che esisto e mi ama!” e “#maturita2014 ma la prova in #francese al linguistico non la fa nessuno? Manco uno straccio di foto tanto per sapere…” Gli studenti hanno dovuto affrontare una comprensione del testo “L’ètè est trop long” tratto da “Le premier gomme” di Albert Camus, con tanto di produzione finale a seguito della comprensione. La stessa cosa hanno dovuto fare di fronte all’articolo, tema di attualità, del giornalista Frèdèric Joignot pubblicato su Le Monde. 

Per Ilsussdiario.net ha svolto entrambe le prove, rispondendo ai quesiti e producendo un elaborato, Isabelle Reyherme, insegnante e traduttrice francese.

Texte littéraire: Albert Camus, Le premier homme, Gallimard, 1994

Compréhension:

1. Pour la grand-mère, la pluie d’automne et le départ de Jacques pour reprendre l’école marquent la fin de l’été. C’est pour elle un double soulagement, car la chaleur l’énerve, tout autant que l’inactivité et l’impatience de Jacques (« les piétinements d’ennui ») pendant ses vacances à la maison. 

2. La grand-mère ne comprend pas l’intérêt des vacances d’été car elle-même n’en a jamais eu (« Je n’ai jamais eu de vacances, moi ») et cela lui semble une perte de temps  de ne pas travailler (« ces trois mois perdus »). 

3. La grand-mère veut que Jacques travaille pendant l’été pour gagner de l’argent pour la famille et ne pas rester inactif (« Tu vas […] rapporter un peu d’argent à la maison » et « Tu ne peux pas rester sans rien faire »). 

4. Jacques ne trouve pas qu’il manque d’occupations, entre ses loisirs (« les baignades, les expéditions à Kouba, le sport, le vadrouillage dans les rues de Belcourt et les lectures… ») et les services rendus à la maison (« les courses […] et les petits travaux que lui commandait sa grand-mère »). 

5. La phrase « Cette situation gratuite brillait pour elle de tous les feux de l’enfer » signifie que, pour la grand-mère, le fait de ne pas gagner d’argent (« situation gratuite ») alors qu’on pourrait le faire est un mal, une sorte de péché (« les feux de l’enfer ») qui risque de nuire à Jacques. 

6. La grand-mère se renseigne sur les offres d’emploi à travers la lecture des petites annonces de la presse que lui fait la crémière (car la grand-mère ne sait pas lire). 

7. Il n’est pas facile pour Jacques de trouver un emploi, car les postes proposés exigent des candidats d’au-moins quinze ans, alors que Jacques n’en a que treize (« pas très grand pour ses treize ans »). D’autre part, on recherche des employés fixes, tandis que Jacques ne peut travailler que pendant deux mois. (« Les premiers […] le trouvèrent trop jeune ou refusèrent tout net d’engager un employé pour deux mois »). 

8. La grand-mère de Jacques lui conseille de mentir en disant qu’il compte rester définitivement dans le poste même si ce n’est en réalité que pour deux mois. (« Il n’y a qu’à dire que tu resteras […]. – Mais c’est pas vrai. – Ca ne fait rien. Ils te croiront »). 

Production : 

1. Ce texte raconte les étés de Jacques, jeune collégien ou lycéen qui vit chez sa grand-mère à Alger. Sa grand-mère, qui n’a jamais eu de vacances, ne comprend pas que l’on puisse rester deux mois inactif. Jacques ne manque pas d’occupations sportives, de promenades et de lectures, ainsi qu’au service de la famille. Mais pour la grand-mère, seules valent les activités qui rapportent de l’argent. C’est pourquoi, lorsqu’il a treize ans, elle décide de lui trouver un emploi estival, quitte à mentir à ses employeurs sur la durée du travail. 

 

Texte d’actualité : L’amitié à l’épreuve de Facebook (F. Joignot, « Le Monde », 4 janvier 2014)

Compréhension:

1. A. Comte-Sponville a supprimé sa page Facebook lorsque trois inconnus lui ont demandé d’être leur ami car, selon lui, une amitié ne peut se vivre qu’avec un petit nombre de personnes (« L’amitié [ne peut être] partagée avec des dizaines de personnes »). 

2. Les amitiés sur internet sont superficielles pour Comte-Sponville, car on ne peut avoir qu’un petit nombre de vrais amis. (« Une réelle amitié ne peut se répandre indéfiniment »). 

3. Pour construire une amitié, il faut à la fois de la confiance, de la sincérité et de l’intimité, mais aussi du temps pour pouvoir être ensemble et partager de bons moments. 

4. Pour Comte-Sponville, un écran ne peut pas remplacer des amis réels (« Mieux vaut avoir quelques amis réels que des centaines d’amis virtuels »), même si « Il vaut (…) mieux avoir des amis virtuels que pas d’amis ». Cependant, pour Serge Tisseron, l’amitié virtuelle vaut l’amitié réelle (« Les chats en ligne sont tout à fait réels »). 

5. Pour les jeunes générations, Facebook permet aux jeunes de « mener une vie parallèle et collective », et a ainsi transformé la traditionnelle crise d’adolescence. 

6. D’après Serge Tisseron, les jeunes se créent une « nouvelle famille » par leur communauté d’amis sur les réseaux sociaux. 

7. Selon Serge Tisseron ou Stéphane Vial, il n’est plus juste d’opposer virtuel et réel car cette opposition « serait dépassée » aujourd’hui, c’est-à-dire qu’elle ne serait plus d’actualité. 

8. Le texte se termine par la question de Stéphane Vial : « Pourquoi se rencontrer par hasard dans un bar, comme avant, sans passer par internet, serait-il la seule manière d’établir une relation vraie ? ». Il veut dire qu’autrefois, avant les réseaux sociaux, les amitiés naissaient au hasard des rencontres, par exemple dans un bar. Ce n’est pas parce qu’elles naissent aujourd’hui sur internet qu’elles sont moins authentiques. 

Production

1. Ce texte oppose le point de vue de différents experts sur les amitiés développées sur Facebook. Pour le philosophe André Comte-Sponville, les amitiés virtuelles ne peuvent avoir la même qualité que les amitiés réelles, en raison du nombre important de contacts sur les réseaux sociaux, qui rend nécessairement les relations superficielles. Pour le psychiatre Serge Tisseron, au contraire, les jeunes se créent à travers ces supports une nouvelle famille tout à fait bénéfique. Stéphane Vial, essayiste, considère que les amitiés nées sur internet sont tout aussi authentiques que celles qui naissaient auparavant au hasard des rencontres. 

Per la comprensione e produzione in lingua francese del testo letterario, seconda prova dell’esame di maturità nel liceo linguistico, agli studenti è stato proposto il brano “L’été est trop long” tratto da “Le premier gomme” di Albert Camus. Il testo di attualità è invece un articolo di Frédéric Joignot pubblicato su Le Monde. Riportiamo le soluzioni dei vari quesiti elaborate dal sito specializzato ScuolaZoo.

1) L’été  avant de la pluie d’automne et du départ de Jacques était trop long et ennuyant, et ceci est le point en commun entre ces deux éléments, selon la grand-mère.

2) Parce qu’elle n’avait jamais eu des vacances dans sa vie, elle avait toujours travaillé et elle n’avait jamais connu l’été en qualité d’étudiante.

3) Afin de rapporter un peu d’argent à la maison.

4) Non, il trouve qu’il pourrait faire beaucoup de choses pendant l’été, notamment des baignades, du sport, des expéditions à Kouba, des promenades dans les rues de Belcourt ou des lectures.

5) Cela fait référence à la situation du grand-fils Jaques, lequel ne rapporte pas d’argent à la maison et ne travaille pas pendant l’été. L’expression « cette situation gratuite brillait pour elle de tous les feux de l’enfer » signifie que la situation de Jaques en vacances avait des conséquences négatives pour la grand-mère et la famille ; elle n’acceptait pas cette situation et cela augmentait son énervement.

6) A’ travers les petites annonces de la presse et grâce aux lectures de ces annonces, faites par Mme Bertaut.

7) Non, il n’est pas facile, car les annonciers demandent toujours des employés de plus de quinze ans, alors que Jaques a seulement treize ans.

8) La grand-mère lui conseille de dire aux employeurs qu’il restera longtemps à travailler et non seulement deux mois, car dans ce cas-là il ne serait pas facile d’être embauché.

 La grand-mère de Jaques pensait que l’été était trop long et que son grand-fils devait travailler pendant les vacances, afin de rapporter de l’argent à la maison. Par conséquent, elle décida de lui trouver un emploi, même s’il aurait préféré passer ces vacances en profitant de son temps libre: il aurait voulu faires des baignades, des expéditions à Kouba, du sport, des lectures, des promenades dans les rues de Belcourt ; en plus il devait aussi faire les courses pour la maison et des petits travaux pour sa grand-mère.

Toutefois, il n’était pas facile de trouver des offres parmi les annonces de la presse, parce que Jaques avait seulement treize ans alors que les annonceurs cherchaient des personnes de moins de quinze ans, et en plus ils avaient besoin d’employés qui pouvaient plus de deux mois, mais ses vacances n’étaient pas trop longues.

A’ mon avis les vacances sont utiles pour les étudiants, parce qu’ils ont la possibilité de faire les choses qu’il ne peuvent pas faire pendant l’année. Par exemple, ils peuvent consacrer leur temps libre aux lectures, au sport, à des journées avec la famille, avec les grands-parents.

Le temps libre est essentiel pour aider à récupérer les forces et pour se consacrer à des choses, mêmes importantes, qu’à cause des rythmes serrés pendant l’année, ne sont pas considérées.

Par contre, je pense que trois mois de vacances sont longs, car un étudiant pourrait risque de se concentrer seulement à dormir, au soirées, aux amis, sans prendre en considération le fait de pouvoir exploiter le temps libre d’une manière positive.

En effet,  il y a le risque qu’on utilise les mois de vacances d’une façon négative, donc il est important d’éduquer les étudiants à savoir gérer leur temps à disposition, à savoir trouver un équilibre entre les divertissements, le relax, la famille, les expéditions et la culture.

C’est pourquoi je crois que les devoirs d’été sont utiles, à condition qu’ils soient donnée dans la bonne mesure. Ils ont utiles lorsqu’ils aident à renforcer la mémoire et à ne pas oublier les choses apprises pendant l’année.

Je pense que la concentration est importante et qu’on obtient plus de concentration et d’attention de la part des étudiants, quand on évite des situations trop stressées et quand on leur donne le temps suffisant pour le loisir.

La chose fondamentale à mon avis est d’éduquer les jeunes à savoir trouver un équilibre entre temps libre, études, famille et divertissements.

Enfin, il faut considérer qu’il y a beaucoup d’étudiants qui travaillent pendant l’été, pour aider la famille, ou pour gagner un peu d’argent à utiliser pour des petits voyages, donc une pause de trois mois pourrait être utile aussi pour donner la possibilité de travailler et de gagner de l’argent, et pour commencer à connaître le monde du travail. (clicca qui per vedere la soluzione sul sito di ScuolaZoo)

© RIPRODUZIONE RISERVATA

I commenti dei lettori